Raid en Pays Lotois

 

Chaque année le club "Victory et Indian Riders France » (VIRF) organise un rassemblement annuel. En 2016, c’est le Lot qui a accueilli ce rassemblement fort sympathique, durant le weekend de l’Ascension.  Le VIRF est un club indépendant du groupe Polaris qui possède les marques Victory et Indian. Aujourd’hui, Victory ayant cessé la production de ses motos pour des raisons de rentabilité que chaque possesseur apprécie à ses dépends, le fleuron de Polaris dans le secteur moto est la marque Indian. Le VIRF  possède un forum et une page Facebook accessibles à tous les passionnés des deux marques.      

FR3 Midi-Pyrénées

Jour 1 - Le parcours

1er jour de randonnée, avec un parcours transitant par Loubressac, une halte déjeuner à St-Céré, la visite du gouffre de Padirac. 

Les organisateurs sont sur des charbons ardents, 90 motos sur la route, c'est pas forcément très simple à gérer !

Loubressac 

Jusqu'à Loubressac, tout va bien ! Route un peu humide (nous sommes partis tôt !), sinueuse, un vrai plaisir pour le pilote dans les grandes courbes, peu de circulation et de beaux paysages.

Dans la vallée de la Dordogne, Loubressac est l'un des « Plus beaux Villages de France ». Ses toits et le clocher de l’église des XII et XVIè siècles sont campés sur un promontoire offrant une vue plongeante sur les vallées de la Bave et de la Dordogne. En  flânant quelques instants dans les rues de Loubressac la médiévale, on comprend pourquoi Doisneau (et son fameux baiser) en est tombé amoureux. On se régale à la belle saison en découvrant les rues, les balcons, les escaliers et les cours fleuries du village. 

Saint-Céré

De Loubressac à Saint-Céré, peu de kilomètres. L' arrivée est une attraction pour les locaux qui regardent, un peu surpris mais avec bienveillance, ces drôles de machines. Certains sont un peu agassés, je pense notamment à ce pauvre piéton essayant de traverser la route et qui a du attendre un temps.. certains. 

Saint-Céré se situe sur les hauteurs de Saint-Laurent-les-Tours. Dès le haut Moyen Age (Xè / XIè siècle), un château est construit et fait de St-Céré une place forte de la vicomté de Turenne. Un grand inventeur, Charles Bourseuil (1829-1912) y élit domicile et y décède. Ce bruxellois d'origine présente en 1854 un appareil pour converser à distance, le téléphone. Mais son rapport n'est pas pris au sérieux par ses supérieurs qui le renvoient et lui conseillent de se consacrer totalement à son travail de télégraphiste. Les tapisseries et les céramiques de Jean Lurçat y sont également exposées de façon permanente dans l’ancien casino devenu un musée. 

Padirac

Durant notre présence, les belles mécaniques volent la vedette au "grand trou". Autre attraction, le visage de certains d'entre nous à la sortie du gouffre. Personne ne savait qu'il y avait autant d'escaliers et sur ces escaliers, même taillées dans la roche, il y a des marches, beaucoup de marches, énormément de marches.. 

Le gouffre de Padirac

C'est une cavité naturelle de 35 mètres de diamètre environ, avec un fond à 103 mètres en contrebas, dans laquelle coule une rivière souterraine qui traverse le plateau des Causses du Quercy. Après la mise en place de la vallée de la Dordogne, le creusement karstique (érosion du calcaire) commence, il y a 1 ou 2 millions d’années, en raison des eaux d’infiltration dans un réseau de fissures connectées. Une rivière souterraine creuse la roche de haut en bas, essentiellement par dissolution (érosion chimique). Actuellement, l’érosion n'est plus active et la rivière souterraine de Padirac s’écoule vers Montvalent, où elle rejoint la Dordogne qui constitue son niveau de base.

Le Gouffre s'est formé après la mise en place des galeries souterraines, il y a certainement plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’années (simple estimation car il n'existe aucun moyen de savoir exactement quand s’est ouvert le plafond du gouffre). Le gouffre est une ancienne salle souterraine fermée par un plafond et creusée par des circulations d’eau annexes. L’érosion de surface a effectué un décapage des couches calcaires composant le plafond qui s’est écroulé, ouvrant la salle sur l’extérieur. Une  succession de climats très froids a vraisemblablement favorisé le phénomène.

Jour 2 - Le parcours

La 2è journée commence par Rocamadour. A Bouzies, un restautant sympa pour requinquer son homme et puis Saint-Circq-Lapopie pour finir. Le retour d'une seule traite permet de narguer les radars sur de petites routes sympathiques.

Rocamadour

La route est toujours aussi bonne, un virage en épingle à l'entrée de Rocamadour pour seule difficulté.

Rocamadour est une commune du Haut Quercy accrochée à une falaise dominant de 150 mètres la vallée encaissée de l’Alzou. Elle est un lieu de pèlerinage réputé depuis le XIIè siècle, fréquenté depuis le Moyen Âge par de nombreux « roumieux », qui viennent y vénérer la Vierge Noire et le tombeau de Saint Amadour. Cette cité médiévale est gardée par une série de portes fortifiées. Un escalier monumental, que les pèlerins gravissaient à genoux conduit à l'esplanade des sanctuaires, où se côtoient la basilique Saint-Sauveur, la crypte Saint-Amadour qui sont classées au patrimoine mondial de l'humanité, ainsi que les chapelles Sainte-Anne, Saint-Blaise, Saint-Jean-Baptiste, Notre-Dame, Saint-Louis et saint-Michel. L'ensemble est dominé par le palais des Évêques de Tulle. Un chemin de croix conduit au château et à la croix de Jérusalem.

Bouzies

Une bonne heure de route sépare Rocamadour de Bouzies, notre lieu de déjeuner. La route est très agréable et les paysages superbes. Le train s'étire sur environ 3 km (90 motos de 2 m avec 30 m de distance de sécurité entre chaque moto). 

A bouzies, petit village de 80 habitants, la quiétude règne, parfois troublée par l’agitation toute relative de l’embarcadère des bateaux de plaisance transportant les touristes sur le Lot. On y trouve un chemin de halage taillé pour partie dans la roche (voir descriptif dans paragraphe de St-Cirq-Lapopie) utilisé autrefois pour transporter les marchandises locales entre Bordeaux et Decazeville.

Saint-Circq-Lapopie
 
Proche de Bouzies, ce village médiéval, classé village préféré des Français en 2012, surplombe le Lot s'écoulant 80 m en contrebas. Il est situé à 30 km à l'Et de Cahors, au cœur du parc naturel régional des Causses du Quercy. 
 
Si vous aimez la marche, le chemin de halage de Ganil, entaillé à flanc de falaise, constitue l'un des parcours les plus spectaculaires de la vallée. La promenade commence à la Plage-Halte nautique de Saint-Cirq-Lapopie et fait environ 10 km aller-retour. Construit en 1845, ce chemin était utilisé par les chevaux pour tirer les gabares ou bateaux à fond plat. Ils transportaient des marchandises locales vers Bordeaux, notamment des vins de Cahors, des prunes séchées ou les productions des tourneurs sur bois telles que des robinets de tonneaux à vin. En 1926, le Lot est déclassé comme rivière navigable et réaménagé pour la navigation de plaisance depuis 1990. 
 
A voir : 
  • Le musée Rignault dans le village ; 
  • La chapelle Sainte-Croix ; 
  • Le belvédère du cirque de Vènes et le cirque des falaises de Vènes ;
  • Le belvédère du Bancoure ;
  • Le pigeonnier de Bancourel inscrit au titre des monuments historiques en 2010 ;
  • L’écluse et moulin d’Aulanac, en contrebas des falaises, un ancien moulin du début du XIVè siècle, associé au XIXè siècle à une écluse et sa maison éclusière. 

En résumé

Le Lot est une belle région à parcourir en moto et ne manque pas d'attraits. Ses cours d'eau, ses grottes, ses villages et sa cuisine raviront les personnes qui cherchent un tourisme à l'échelle humaine. Prévoir au moins une semaine compte tenu des richesses de ce département. Les routes sont en bon état et les gens accueillants.

Poste 2018 - 04

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