Opale Harley Days

 

Implantation - Organisation 

 

Cet événement a lieu une fois tous les deux ans, en alternance avec les « Harley Days » de Morzine. Située près de Boulogne-sur-Mer, on vient à Hardelot-Plage majoritairement de la France septentrionale, mais aussi de l’étranger, car le site est moins éloigné de Londres, de la Belgique ou du Luxembourg que de Paris.

 

La manifestation trouve aussi un prolongement à Boulogne-sur-Mer où est implanté un village Harley-Davidson et surtout où est organisée une tombola dont le prix est un 883 Sportster (sympa. H.D !).

Origine

 

Créé en 2010, le rassemblement « Opale Shore Ride » est d’abord dédié à la moto américaine et à son univers. Son succès croissant et les difficultés des organisateurs historiques à faire face à la montée en puissance de l’événement incitent Harley-Davidson à mettre la main dessus en 2016. L’événement est alors rebaptisé Opale Harley Days  

Les frères Davidson doivent se retourner dans leur tombe de ne pas voir leur nom à l’affiche. Non que William Harley est démérité dans la promotion de la marque, mais surtout parce qu’à l’origine du projet Harley-Davidson en 1903, il y a d’abord Arthur Davidson, qui sera rejoint par W. Harley et ensuite par ses frères Walter et William.

Le spectacle de la rue

 

De mon point de vue, le spectacle le plus intéressant est celui de la rue. De part et d’autre de la voie de circulation principale, qui traverse la ville en direction du « Harley Bar », sont alignées les mécaniques plus rutilantes les unes que les autres. Nous sommes sur la planète Harley-Davidson et la majorité de ces belles sont des « Harley ». 

Mais d’autres marques, pas seulement américaines et d’autres genres que le deux roues sont présents à Hardelot. Aussi se côtoient, pour le plus grand plaisir du public, de magnifiques trikes, des japonaises, des italiennes et bien sûr des américaines, dans la convivialité la plus totale. 

Les pilotes et leurs uniformes contribuent également à ce spectacle. Les « patchs » ou « couleurs » arborées sur les blousons, les blasons ou emblèmes de certains clubs sont magnifiques. Je décerne cependant le prix de l’élégance à un club de joyeux drilles qui a incorporé dans sa tenue un calot, marqué du pseudo de celui qui le porte et piqué de pin’s divers et variés. Ils se reconnaîtront !   

Musique  

 

Mais le spectacle est également sur la scène. Et en matière musicale H.D. voit double et fait monter deux scènes. La 1ère, à l’intérieur du « Harley Bar », accueille des concerts plus intimes que la seconde, qui est implantée sur la place principale. Un panel de groupes et d’artistes se succèdent pour le plus grand bonheur des participants qui ne déboursent pas un sous pour y assister.

 

Le samedi soir, nous écoutons la prestation d’Axel Bauer qui vient de dîner à une table voisine de la nôtre. Mais, sur scène, il est précédé par un groupe de rock britannique que nous découvrons et apprécions particulièrement : le Joan ov Arc. Ce groupe est formé par 4 nanas qui « envoient du lourd » comme disent les initiés. 

Les stands et autres animations

 

Un grand nombre de stands ravit les bikers friands d’articles spécialisés. On trouve absolument tout dans ces boutiques éphémères : bijoux, vêtements, jambières, blasons, écussons, chaussures, guêtres, casques, salopettes, etc.

Tout ce qui tourne autour de la moto est là. Attention aux prix cependant, certains exposants exagèrent un peu. 

Au-delà des exposants, les passionnés de la marque peuvent également participer aux baptêmes H.D, essayer les nouveaux modèles. 

Pour les amateurs de sensations fortes, le spectacle sur la piste infernale peut contribuer à l’augmentation de leur fréquence cardiaque. 

Les parades

 

Deux parades sont organisées, la première, le samedi à Hardelot, la seconde le dimanche, sur la côte d’Opale.

Ces deux parades sont des odes à « H.D », déclamées par des « potatoes.. potatoes.. » (oui ! j’aime les patates) sortis des pots d’échappement. A ma grande surprise, je remarque durant cette parade que les échappements des nouveaux modèles H.D,  les 114 CI, ne délivrent pas le bruit historique de la marque. Les normes européennes castratrices sont vraisemblablement passées par là. En tout cas, lors de chaque parade, un long défilé de plusieurs centaines de motos promeut la marque sur les routes de cette magnifique région, au grand étonnement et au grand ravissement des badauds souriants, qui saluent de la main les participants. 

Bon, un bémol malgré tout, on ne dépasse pas le 60 km/heure, avec parfois une pointe à 70 km/heure. Les cuisses chauffent dans les traversées d’agglomération réalisées au maximum en troisième, ce qui laisse le temps aux passionnés d’admirer les mécaniques. Ceci dit, la progression du train est remarquablement organisée et maîtrisée par l’équipe de sécurité que je salue bien bas.

En conclusion, si vous n’avez jamais fait Hardelot, ou les « Opales Harley Days », même si vous n’êtes pas un afficionado de la marque, allez-y. Vous passerez d’agréables moments, vous en prendrez plein les yeux (et les oreilles) et vous ferez des rencontres sympathiques.

Pensez aussi à bien garnir votre portefeuille car les tentations sont grandes. En plus, pas une goutte de pluie n’est tombée durant notre présence. A faire, au moins une fois.    

Posté en : 2018 - 09

Photos : Adé, Phil le géant, Ucal.